This is Bombay Baby

Winds of Change

novembre 12, 2009 · 2 commentaires

La pluie inattendue de novembre inonde mon cerveau,  le cyclone Phyan sème la panique dans mes neurones. J’ai dégagé mes chaussures qui brillent et mis les deux pieds dans ma cuisine. C’est aussi inattendu que la pluie en novembre.

J’ai épluché 6 pommes, les ai découpé en morceaux.

J’ai épluché 4 oignons (pas très gros) et les ai aussi découpé en morceaux.

J’ai fait dorer les oignons, un peu.

J’ai saupoudré la masse transparente de poudre de curry. Elle est devenue jaune.

J’ai rajouté les morceaux de pomme.

J’ai laissé sur le feu doux cette étrange mixture pendant 10 bonnes minutes

J’ai rajouté de l’eau, jusqu’à cacher tout le reste

Balancé un bouillon cube, ‘non veg’, je ne suis rien sans un bouillon cube, ni sans mes chaussures qui brillent

Laissé cuire pendant 30 mn (à peu près)

Tout balancé dans un mixeur, puis dans le frigo.

Il en est ressorti, une soupe froide, aussi sophistiquée qu’exotique.

Mes talents culinaires s’arrêtent là. Lulu, elle va beaucoup plus loin dans son blog “food and the city” :

http://lululovesbombay.blogspot.com/

Retrouve aussi les délicieuses recettes de Grand Paradi.

http://jeromew.typepad.com/grand_paradi/apporter_son_manger/

Si ton appétit est féroce et que tu en veux plus :

http://vegeyum.wordpress.com/

Enfin, remercie ma copine V pour la délicieuse recette de soupe de pommes au curry dont tu délecteras tes convives à la première occasion.

iphoneindia

Voilà, c’est le fruit, la pomme, de mes recherches “Apples & India”. Chasse le glam’, il te rattrape aussi vite que tu tapes sur un écran tactile.

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On dirait le Sud

novembre 11, 2009 · Laisser un commentaire

La peinture de Sosa Joseph se regarde comme on écoute de la Bossa Nova.  Des scènes d’un quotidien paisible, ensoleillé, sensuel nous emportent sur des rives tropicales où le temps s’écoule doucement au rythme des vagues qui lèchent la plage, juste là, au pied du palmier.

Sosa prend son temps, s’essaie à différentes techniques. Je l’imagine indolente sous sa véranda à Cochin où elle habite. Elle n’a aucun message à faire passer, contrairement à beaucoup de ses contemporains dont la peinture est surchargée de sens. Celle de Sosa exprime son quotidien, pieds nus, au bord de l’eau.

Mais aussi brutalement que la douce mélodie brésilienne devient Samba endiablée, cymbales bruyantes, foule multicolore, sifflets stridents, cris aigus, l’univers aquatique de Sosa s’agite, se ride, s’élargit, se densifie.

Sa peinture se mue en fresque biblique, tribale, aux personnages inquiétants. La mer, devient mère et nous happe dans son univers fantastique et abstrait. C’est la victoire du côté obscur. Les poissons s’humanisent et sourient, narquois en montrant leurs dents acérées. Je n’arrive pas à savoir s’ils nagent autour ou sur la barque vide. Pourquoi la barque est elle vide d’ailleurs ? Qu’est ce qui fait autant marrer les poissons ? Le monde aquatique de Sosa envahit notre univers bien sec et rend enfin le dialogue possible entre la sardine et la mouette.

Sosa Joseph, Object Lessons, 2009, Oil on cancas, 30x40 cm

Sosa Jospeh, Object Lessons, Oil on Canvas, 2009, 30 x 40 cm

Sosa Joseph, Object Lessons, 2009, Oil on cancas, 30x40 cm 3

Sosa Jospeh, Object Lessons, Oil on Canvas, 2009, 30 x 40 cm

Sosa Joseph, Object Lessons, 2009, Oil on cancas, 30x40 cm 4

Sosa Jospeh, Object Lessons, Oil on Canvas, 2009, 30 x 40 cm

Sosa Joseph, Incomplete Lessons, 2009, oil on cancas, 191x260 cm

Sosa Joseph, Incomplete Lessons, 2009, Oil on canvas, 191 x 260 cm

Sosa Joseph, Jump At, 2009, Watercolor and Pencil on paper, 50 x 70 cm

Sosa Joseph, Jump At, 2009, watercolor and pencil on paper, 50 x 70 cm

Sosa Joseph, Untitled, 2008, oil on canvas, 152 x 92,5 cm

Sosa Joseph, Untitled, 2008, oil on canvas, 152 x 92,5 cm

Sosa Joseph, dialogue I, 2008, Oil on canvas, 61 x 76 cm

Sosa Joseph, Dialogue I, 2008, Oil on Canvas, 61 x 76 cm

Sosa Joseph est née en 1971. Elle est diplômée de peinture du Raja Varmi College of Fine Arts, Mavelikkara et de la M.S. University de Baroda. Son travail a été inclus dans de nombreuses expositions de groupe, notamment au Schneider Museum, Oregon, USA (2006), à la Triva Contemporary Art Gallery, Trivandrum (2007) et à la Kashi Art Gallery, Kochi (2007).

La Galerie Mirchandandi & Steinruecke lui dédie une exposition individuelle intitulée The Common. C’est la première fois qu’elle expose à Bombay. Jusqu’au 12 novembre. (Je sais c’est demain, mais ma vie de Bollywood star me laisse peu de temps pour écrire, alors fais pas ta feignasse et vas vite à Colaba).

Mirchandani & Steinruecke

Sunny House (Behind Taj Hotel) – Colaba

www.galeriems.com

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Easy Rider*

novembre 1, 2009 · 5 commentaires

moustaches

* Participation mensuelle au Bombay Blog. Sujet du mois : Photo de moustache.

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Qui a tué Laura Palmer ?

octobre 22, 2009 · 2 commentaires

Il y en a que le crépuscule angoisse, d’autres qu’il fascine. Gregory Crewdson fait partie des fans inconditionnels du ciel qui s’obscurcit, des lampadaires qui s’allument, des maisons qui s’éclairent et des paysages qui se transforment; c’est lui qui le dit  ‘j’ai toujours été fasciné par le crépuscule. Par son pouvoir de transformer l’ordinaire en quelque chose de magique’.

Gregory Crewdson est photographe et New Yorkais, mais contrairement à beaucoup de ses concitoyens qui vouent leur œuvre à leur ville, lui, s’intéresse à l’Amérique rurale, sombre, étrange, mélancolique; au coté obscur du rêve américain, aux maisons recouvertes de tapis ovales.

Les mises en scène de ses photos sont minutieuses, l’éclairage souvent artificiel, les sujets translucides et leurs poses dramatiques. Chaque prise de vue suppose un budget pharaonique et le travail acharné d’une armée de décorateurs, stylistes, maquilleurs, éclairagistes, etc.

En regardant ses photos, toujours en grand format (145 x 223 cm), on a froid dans le dos et surtout on a l’impression d’avoir raté un truc, loupé le début du film. Au milieu du carrefour enneigé et faiblement éclairé, une voiture arrêtée, portière conducteur ouverte, conducteur envolé et passager abandonné. Chambre de motel, un nouveau né dort sur le lit, une femme a le regard dans le vague, perdue dans ses pensées. Les photos de Gregory Crewdson ne sont que des questions sans réponse, des lieux où se perdre, rêver, imaginer. Chaque détail demande une attention particulière. Ici, un flacon de pilules renversé, là, des doigts entrelacés.

L’Amérique du nord, froide, isolée, angoissante me renvoie à Twin Peaks. Je crois même entendre la musique lancinante d’Angelo Badalementi.  Lequel des personnages que l’on aperçoit sur les photos a-t-il tué Laura Palmer ? Gregory Crewdson ne renie pas être largement influencé par le travail de David Lynch, mais aussi par celui d’ Edward Hopper pour la peinture ; Jeff Wall pour la photographie et la tradition documentaire américaine ; Stephen King pour la littérature ; Steven Spielberg, Wes Anderson et les films d’épouvante et de science-fiction pour le cinéma.

Alors que la chaleur m’accable en ces jours d’octobre tropical, que les moustiques me dévorent, que les corbeaux me rendent dingue, j’ai enfilé mes moufles et  respiré un grand coup de froid américain dans une immense galerie aux murs immaculés et à la clim réfrigérante.

Coures y, évade toi et demande toi si le vieux devant la télé est réellement captivé par ce qu’il regarde, ou fait juste semblant pour que Mamie, derrière dans la cuisine,  fasse la vaisselle. Remarque à ses pieds, le tapis ovale traditionnel américain tressé à cinq lanières.

crewdson portiere

Untitled ‘Beneath the Roses’ 2004

Untitled 'beneath the roses' Gregory Crewdson

Untitled ‘Beneath the Roses’ 2007

untitled-2007-2 gregory crewdson beneath the roses

Untitled ‘Beneath the Roses’ 2007

Gregory Crewdson expose ses photos pour la première fois en Inde. La série Beneath the Roses ornera les murs de la galerie Sakshi jusqu’au 7 novembre.

Né en 1962 à New York, il est diplômé de la State University of New York, et de Yale. Son travail s’expose dans le monde entier et certaines de ses photos font partie de collections telles que celles du Museum of Modern Art, du Metropolitan Museum of Art, du Whitney Museum of American Art, du Brooklyn Museum, du Los Angeles County Museum et du San Francisco Museum of Modern Art. Il enseigne désormais la photographie à Yale et vit et travaille à New York.

Sakshi Gallery -Synergy Art Foundation ltd.

Ground floor,Tanna house, 11-a, nathalal parekh marg, Colaba, tel: +91 (0)22 6610 3424

www.sakshigallery.com

Les photos de la série sont réunies dans le livre “Beneath the Roses”, préfacé par Russel Banks, publié en mars 2008 par

Harry N Abrams Inc. ISBN 0810993805 ou ISBN 9780810993808.

gregory crewdson book

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True Blue

octobre 15, 2009 · 4 commentaires

Quand Bollywood met le paquet ça donne :

BLUE : le plus gros budget de tous les temps – 125 crores (18 millions d’euros)

blue affiche

des muscles de face

blue muscles face

des muscles de dos

blue muscles dos

des muscles de profil

blue muscles profil

des sirènes

blue lara dutta

des requins

blue requins

un requin qui essaye d’attraper une sirène

blue sexy hot

un mec qui est dégouté parce qu’il n’y a plus de place pour lui dans le jacuzzi et qui du coup se demande ce qu’il pourrait bien faire pour pas avoir l’air trop con et qui se dit, tiens si je garais ma moto a coté des bulles pour les faire bien chier.

blue jacuzzi trial

ET…. Kylie Minogue transformée en ‘bollywood princess’.

La prochaine fois je te raconterai l’histoire.

Hindi Movie: Blue
Release Date: 16th October, 2009
Genre: Action thriller
Directed By: Anthony D’souza
Produced By: Dhillin Mehta
Studio: Shree Astavinayak Cine Vision Ltd.
Starring: Sanjay Dutt, Akshay Kumar, Zayed Khan, Lara Dutta, Katrina Kaif, Kylie Minogue and Kabir Bedi

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Shhhh, c’est la pub.

octobre 13, 2009 · Laisser un commentaire

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Welcome to the Jungle*

octobre 2, 2009 · 3 commentaires

Dans ma rue se promène Goofy, une saucisse hystérique. Tous les matins il croise, Jon, le husky, Domino, le dalmatien, Coquette, le lévrier et Belle le Saint Bernard. Dans ma rue, il fait en moyenne 72° et tous ces chiens, comme tu t’en doutes, n’ont rien à faire là. Mais voilà, ma rue est à Bombay.

Bombay, peuplée, puante, odorante, excitante. La ville des extrêmes, où les lévriers afghans promènent Vikram au bout de leur laisse, où des familles entières qui manquent de tout campent devant des ‘pet shops’ où l’on peut trouver de tout pour notre meilleur ami.  La ville façonnée par les hommes, enlevée à la mer, arrachée à la jungle, abrite des centaines de millions d’âmes dont une bonne pelletée animales.

La plupart, sans compter Goofy, Coquette et Tartiflette pleurent leur nature sauvage. Les chiens, qui n’en sont que parce qu’ils aboient, agonisent au milieu des carrefours le jour et deviennent fous la nuit. Les Aigles, ne sont ni royaux, ni pécheurs, ils sont juste bouffeur de mort. Les chèvres bêlent et engraissent dans les ruelles obscures des bidon-villes, résignées, sacrifiées, en attendant l’aïd. Les vaches sacrées et mal nourries accompagnent des vieilles au mimétisme angoissant. Les serpents se lovent dans les pots d’échappement. Les caméléons se camouflent sur les murs flétris. Les rats grignotent les doigts de pieds des dormeurs sur les trottoirs, les corbeaux se marrent et les cafards s’en foutent, ils seront là, toujours, quand il n’y aura plus personne, plus rien, nulle part.

Un jour, quand fatigués, nous aurons cessé de repousser la jungle sauvage, de sécher les rues après des inondations et de nettoyer les mangroves menacées de mort par une mer solidifiée par la merde, la nature nous virera, sans ménagement. Les racines exploseront le bitume, les tours climatisées s’écrouleront, les voitures fuiront. Et alors Goofy, Coquette et leurs copains feront moins les malins.

maison en ruinesPhoto: Maya – Maison abandonnée sur Pali Hill, Bandra.

* Article publié pour le Bombay Blog. Sujet du mois d’octobre: les animaux de Bombay.

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You give me Fever

septembre 29, 2009 · Laisser un commentaire

Deux articles en une seule journée ???

Si tu es tombé de ta chaise, relève toi, frotte toi les fesses, rassieds toi et ouvre bien les yeux parce que celui qui suit, n’est pas de moi – ah ben oui, tu te disais bien.

En guest star de luxe, MöM la talentueuse voyageuse, nous aide à nous farcir le lundi, un mardi.


Chaque semaine, avec une diabolique régularité, c’est ainsi, on se farcit un lundi. J’ai réfléchi à la question, ami, ça ne servirait à rien de le supprimer, on me dit dans l’oreillette que cela ne ferait que déplacer le problème (dans le temps s’entend).

La solution, je l’ai, je pars en vacances un lundi.

Le problème du départ, également appelé Postulat de Leh ou Hypothèse du Ladakh :

Mais c’est d’un compliqué quand même, lecteur !

Toi tu crois qu’avec tes pompes Quechua en forme de moignon de rhinocéros, tu iras au bout du monde ? Que nenni !

D’abord, il faut passer le test des petites cases, dit le test Bord-Cadre (du nom de son concepteur).

Avec ton crayon HB, coche les petites cases sans dépasser (et révise tes verbes irréguliers) :

  1. Have you visited/transited infected countries* in the last 10 days?

Yes: Es-tu bien sûr de tenir à ce voyage ? Ou as-tu juste une terrible envie de continuer à répondre à ce passionnant questionnaire ?

No: Si oui tu veux partir en voyage un lundi, coche non.

*  environ tous les pays de la planète sauf le Bengladesh et le Timor oriental.

  1. If  yes, kindly answer the following questions:
    1. Do you have fever or experienced fever in the past 10 days?

Yes: Es-tu bien sûr de tenir à ce voyage ?

No: Mais encore…

    1. Is fever accompanied by any of the following symptoms; cough/sore throat/running nose/difficulty in breathing/compelling need to answer stupid questions:

Yes: Tu veux pas partir en fait ? sérieux… ?

No: Mais encore…

    1. Have you taken care of/lived with/had face to face contact/had sexual intercourse (???) with a case of flu (a person (not an animal, you pervert) with symptoms such as (see b. above) or visited/worked in a hospital where cases of flu are being treated,  or if your family member has been a suspect or probable case of Influenza A (H1N1)/suspected of assassinating President Ronald Reagan?

Yes: Donc en fait tu as renoncé à ce voyage, techniquement parlant…

No: Tu crois te faire discret mais je sais pas si ça va passer…

Tu vois, ami voyageur, c’est pas si simple, le chemin des vacances du lundi est semé d’embûches. Si dans un élan de… de quoi d’ailleurs ? tu n’as pas répondu par la négative à la question 1, tu peux d’ores et déjà t’inscrire à un cours d’origami pour tirer le meilleur parti des 1214 pages de ton Lonely Planet de l’Inde.

De là à crier au complot de Tamiflu pour nous empêcher de nous envoler vers l’exotisme en début de semaine, il n’y a qu’un pas, mais je me le garde pour aller me coucher car il est vraiment trop tard ce soir.

Demain (ou une autre fois), nous aborderons avec toi, lecteur, la problématique suivante : Faut-il sacrifier le confort à l’élégance, dilemme également dit de la Petite Culotte.

By: MöM

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Missing Links

septembre 29, 2009 · 2 commentaires

las_meninas

Las Meninas, Diego Vélasquez, 1656, Musée du Prado, Madrid

Un soir de pluie, j’ai retrouvé Velasquez à Bombay. Qu’il y-a-t’il de plus improbable : avoir un tube pourri des années 80 dans la tête ou apercevoir ‘las meninas’ au détour d’une expo?

Josh P.S. expose, pour la première fois à Bombay, ses toiles immenses, situées quelque part entre une photo vintage et une fresque historique. Il avoue être largement influencé par les techniques de l’artiste belge Tulyan.  La projection d’une photo ou  d’une image de télé, définit la trame de la toile. L’artiste lui donne vie en dégradant les gris. Les scènes sont volontairement floutées pour forcer le regard et stimuler la réflexion. Je me retrouve à marcher d’avant en arrière pour distinguer les formes. Les impressionnistes sont aussi de la partie.

Indien jusqu’au bout de la moustache, il revient sur la période coloniale. Nostalgique des prises de positions et des combats des héros de l’époque, il espère que sa peinture réveillera notre idéalisme assoupi et nous influencera pour lutter contre les oppresseurs modernes, qui avoue t il, ne sont pas toujours évident à identifier.

Josh P.S. a nommé son expo : ‘missing links’, les chaînons manquants, ceux qui soulignent l’importance de l’histoire dans le modelage du présent. Dans la toile éponyme il se met en scène comme Vélasquez. Dans le miroir on aperçoit un groupe d’aristocrates. Parmi eux l’archiduc Frantz Ferdinand. Dans un coin de la pièce, se tient droit comme un i, Gavrilo Princip, l’assassin. Comme catapulté en dehors du cadre, le fils de l’artiste, poupon moderne, nous sourit. Rien à voir, mais tout est tenu par un lien invisible. Princip assassine l’archiduc, la première guerre mondiale éclate. Josh n’a pas connu la colonisation, et pourtant sa peinture en est truffé. Le poupon souriant est innocent mais déjà modelé par tous les événements qui l’ont précédé. Vélasquez n’a jamais mis les pieds à Bombay, c’est fait, un soir de pluie.

missing_links

Josh P.S., Missing Links, 2009, Galerie Mirchandani & Steinrucke, Bombay

Catalogue de l’expo en pdf

Josh P.S., Missing Links, Galerie Mirchandani & Steinrucke, jusqu’au 30 septembre 2009

www.galeriems.com

2 Sunny House – 16/18 Mereweather Rd – Behind Taj Mahal Hotel – 400 001 Colaba

t. +91 22 2202 3030 / 3434/ 3636

info@galeriems.com

du lundi au vendredi  de 10h à 18h30, le samedi de 11h à 16h

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YES WE DID

septembre 15, 2009 · Un commentaire

Grâce à toi (tu te reconnaîtras), Barbie a gagné le concours photo du bombay blog.

Elle m’a laissé le gâteau au chocolat et s’est barrée fêter son succès dans le luxe et la volupté.

barbie dans la rue

barbie princesse

barbie nudiste

IMG_6169

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